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Chemin n°16

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La réalisation de la continuité de l’itinéraire cyclable, à proximité de la Tour de Moriensart (Céroux), a fait débat au Conseil communal du 20 septembre.

 

Hasard du calendrier, la séance du Conseil communal de septembre (le 20) avait lieu en pleine Semaine de la Mobilité.

L’échevin en charge de la Mobilité Hadelin de Beer de Laer y a présenté plusieurs points, notamment le cahier des charges pour l’aménagement cyclable du « Chemin n°16 » voisin de la Tour de Moriensart, entre les points-nœuds 27 et 44, à Céroux. Coût estimé des travaux : un peu moins de 400.000€.

« Il s’agit d’un ancien appel à projet destiné à rendre les points-nœuds toujours plus opérationnels, qui verra enfin sa réalisation en 2023 », s’est réjoui l’échevin. « Deux bandes de béton faciliteront les déplacements des cyclistes en ne pénalisant pas les cavaliers, qui pourront utiliser la bande centrale non bétonnée. »

L’échevin avait invité la presse sur le site, le 16 septembre, pour expliquer les détails de l’aménagement. Ce jour-là, les pluies des dernières heures avaient rendu le chemin impraticable pour qui ne voulait pas salir ses chaussures ! Pas de quoi inquiéter la bourgmestre de Lasne Laurence Rotthier et le député provincial Marc Bastin (notre photo ci-dessous), venus dire leur enthousiasme au sujet de cet aménagement « intercommunal » soutenu par la Province (66.000€) et la Wallonie (100.000€). La commune de Lasne y ajoutera 38.000€ et la Ville d’Ottignies, 190.000€.

« Seul un petit tronçon se trouve sur le territoire de Lasne, ce qui explique pourquoi Ottignies en financera la majeure partie. Nous en profiterons pour résoudre les problèmes de mauvais écoulement d’eau », a précisé l’échevin. « 400.000€, c’est un montant maximum, parce qu’on espère avoir à faire moins de travaux de fondations que prévu. »

Pas l’unanimité

Comme lors d’un précédent Conseil, le conseiller Jacques Otlet a dit tout le mal qu’il pensait de cette dépense, inutile selon lui. « Ces chemins sont utilisés par des promeneurs et cyclistes depuis toujours, je m’y balade à pied et à vélo très régulièrement, ils sont tout à fait praticables. » Il a cité plusieurs extraits d’un article paru dans Le Soir de la veille, qui interroge sur la question de la sobriété - choisie ou imposée - face aux crises, l’importance de hiérarchiser les besoins… « En confirmant votre décision de réserver 400.000€ pour bétonner un chemin de campagne accessible depuis la nuit des temps, vous vous positionnez dans la catégorie des riches. Ce besoin est-il essentiel ?! » A l’adresse du président du CPAS Michaël Gaux, en charge des Finances de la Ville : « Avons-nous les moyens de telles dépenses « de confort », pour ne pas dire inutiles ? »

Des propos appuyés par le conseiller Dominique Bidoul, qui a interrogé les utilisateurs du chemin à plusieurs reprises : cyclistes et joggeurs de tous âges ne voient pas l’utilité de l’aménager. « Qu’avez-vous prévu de faire avec les pavés ? A 0,50€/pavé, pour 2700m², cela représente 54.000€. » Il a estimé qu’il ne sera pas possible de faire des économies sur les fondations.

« On parlait déjà de 400.000€ il y a 10 mois. Or tous les prix augmentent. Il va y avoir une indexation aussi pour ce chantier. Est-ce que le surcoût sera entièrement à charge de la Ville, les partenaires reverront-ils leurs subventions à la hausse ? », a demandé le conseiller Nicolas Van der Maeren.

L’échevin de la Mobilité a compris qu’il ne parviendrait pas à convaincre la minorité. « Chacun a son opinion, je n’ai aucun problème avec ça. Certains utilisateurs ne demandent rien, mais peut-être que les aménagements en feront venir d’autres. Ce projet a été décidé il y a longtemps, on est dans la dernière ligne droite, il faut mettre un coup de pédale. » Il a ajouté que les subventions n’augmenteraient pas (si les prix explosent, il faudra revenir devant le Conseil communal).

Le président du CPAS en charge des Finances de la Ville a déclaré que si le projet s’arrête aujourd’hui, il y aura une perte économique : toutes les études qui ont été faites, le temps consacré par différents services… Il y a d’autre part une opportunité à saisir, puisque des partenaires apportent des financements complémentaires. En tant que président du CPAS, sur la sobriété : « On a la vision de la crise. On aura cette réflexion sur ce qui va être fait à l’avenir, pas sur les projets qui sont en passe d’aboutir. »

Lors du vote (5 « contre », 4 « abstention », les autres votent pour), deux conseillers de la majorité ont créé la surprise en s’abstenant (Vincent Malvaux et Yves Leroy). « C’est un des rares endroits où on peut encore trouver des chemins », a regretté Vincent Malvaux, avant de constater que partout où les pavés sont recouverts, ça encourage les véhicules motorisés à passer.

Prenez connaissance de l’entièreté du débat, sur Youtube : https://youtu.be/HZUldBsBnn4

(MCD – 21/09/22)

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