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Travaux forestiers

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Le sol est sec. Les gestionnaires du bois de Lauzelle en profitent pour réaliser des travaux d’abattage et débardage, dans deux des huit « compartiments » du site.

 

Sauf conditions climatiques très humides, les travaux d’abattage et débardage en cours depuis le 5 septembre au bois de Lauzelle (Louvain-la-Neuve) ne devraient pas durer très longtemps. Les promeneurs seront prévenus de la fermeture des accès aux trois entrées du bois concernées (en bordure du boulevard de Lauzelle, entre les chalets des guides et l’hôtel Ibis). Les cinq autres accès restent ouverts.

« Le bois est divisé en huit compartiments. Chaque année, nous effectuons des travaux d’abattage et débardage dans un compartiment. Cette année, deux compartiments sont concernés (NDLR: chacun d’environ 20 hectares, le premier composé d’une majorité de hêtres, le second essentiellement de résineux) car nous avons reporté les travaux de 2021 pour cause de sols gorgés d’eau. Préserver les sols est une priorité : sans un sol productif, pas de forêt », explique le garde forestier Thibaut Thyrion. « Les accès sont fermés uniquement au moment de l’activité d’abattage. Certains arbres font 30m de haut et tombent donc 30m plus loin, il faut s’assurer qu’il n’y a personne dans le secteur ! »

Thibaut Thyrion désigne un beau hêtre, au début du sentier du Cinq cent cinquantième. Hélas, son pied est attaqué par un champignon, son écorce s’effrite, il est en train de mourir.

« Laisser faire la nature est une option. L’imiter mais hâter son œuvre en est une autre. Les coupes sont réalisées en conformité avec le plan d’aménagement du bois, pour assurer la multifonctionnalité de celui-ci : l’accueil du public en toute sécurité, le renforcement de la biodiversité, l’exploitation forestière. »

Il s’agit de conserver un bon équilibre entre les jeunes et les vieux arbres, entre les différentes espèces, entre les spécimens sains, un peu malades ou morts… pour augmenter la résilience de la forêt. Comme tous les bois, celui de Lauzelle est soumis à diverses perturbations: sécheresse, tempêtes, attaques de ravageurs, maladies… La diversité sur les parcelles doit permettre de mieux y résister. C’est le sens du mot « résilience ».

« S’il n’y a que des vieux arbres et qu’ils meurent tous au même moment, il ne reste plus rien. »

Chaque coupe est réfléchie

Propriété de l’UCLouvain, le bois de Lauzelle est géré par son service de Gestion du patrimoine – espaces extérieurs (GPEX), entouré de trois comités «protecteurs» : un comité stratégique, composé de scientifiques (forestiers, botanistes, biologistes, hydrobiologistes…) qui réfléchissent à l’avenir du bois à long terme ; un comité de gestion, composé du garde forestier et de son équipe active sur le terrain; un comité d’utilisateurs « qui permet aux utilisateurs internes à l’UCLouvain et externes de faire connaître leurs besoins et à l’UCLouvain d’informer, de baliser, d’encadrer, de planifier les actions et le support éventuel à mettre en place ».

C’est dire - même si cela déplaît à certains (NDLR : une pétition circule, qui réclame de laisser la forêt devenir résiliente par elle-même) - que les décisions d’abattage ne se prennent pas au hasard. Et que le moment venu, les travaux sont réalisés avec toutes les mesures de protection nécessaires. Ainsi, les machines de débardage entrent le moins possible dans le bois. Elles restent sur les layons d’exploitation, les mêmes depuis des années.

« Je surveille toutes les opérations réalisées par les professionnels mandatés par les acheteurs. Je conseille, je peux dresser procès-verbal s’il y a des dégâts, je peux même retirer l’exploitant de la coupe si j’estime que le travail n’est pas cohérent. Je suis particulièrement attentif au débardage, par câble, qui doit respecter les bons itinéraires pour éviter les tassements en dehors. »

Le garde forestier estime entre 100 et 300m³ les quantités de bois enlevées chaque année. Les ventes sont annoncées à une série d’acheteurs potentiels et adjugées au plus offrant. L’UCLouvain n’a pas de droit de regard sur l’usage qui est fait du bois par la suite. Les meilleurs morceaux sont généralement destinés à un usage « noble » (planchers, escaliers, mobilier…) et les chutes, pour du bois de chauffage, bois comprimé, pâte à papier… Les revenus qui en sont tirés financent la replantation et une petite partie de l’éco-gestion de la forêt.

(MCD - 13/09/22)

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